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19 janvier 2015

Avant, j’étais enceinte…. ou mieux comprendre et changer le regard sur les femmes victimes de fausse couche.



Pour clôturer cette grosse semaine spéciale grossesse qui a débuté lundi dernier avec au programme petit bonheur et grosse joie d'être enceinte, j'ai décidé de vous parler d'une facette moins réjouissante de la grossesse ...

En effet, je ne voulais pas  oublier ces femmes qui souffrent et sont désespérées de ne peut-être jamais pouvoir être maman… Je veux bien-sûr parler des femmes victimes de fausses couches. 

sources : www.baya.tn

Cet article n’a pas pour vocation d’expliquer la fausse couche, des articles scientifiques le faisant bien mieux que moi, ni de détenir toute la vérité sur les sentiments de ces femmes mais un témoignage basé à partir d'expériences réellement vécues,  la mienne, celle de mes proches et de femmes rencontrées sur les forums… pour oser en parler haut et fort alors que souvent c’est le silence qui règne dans ce cas… Et aussi, pour vous donner quelques clés pour mieux comprendre et aider vos proches qui rencontrent peut-être cette épreuve alors qu'elles peuvent être souvent incomprises… car en ces moments difficiles, c’est surtout de vous qu’elles on besoin !

Je tiens aussi à vous prévenir, cet article qui se veut pourtant modeste est le plus long que je n'ai jamais écrit sur ce blog... et je remercie les plus courageux qui iront jusqu'à la fin. Pour ceux qui auront moins de temps, quelques chapitres pourront vous aiguiller.

Quand soudain le monde s’effondre et les proches s'éloignent...

Lorsque l’on ne l’a pas vécu, il est difficile de mesurer la vraie souffrance et le désespoir de ces femmes après une fausse couche, car il s’agit  bien d’une épreuve, qu’elle intervienne à plusieurs mois de grossesse ou à quelques semaines et qui leur ai annoncé souvent de façon brutale alors qu’elles se préparaient à vivre l’un des plus beau moment avec leur bébé, la 1ère échographie… Le verdict tombe : "je ne vois plus rien", "je n’entends pas son cœur battre", …  et le rêve se transforme en cauchemar.

Sources :

Et l’entourage, bien qu’il soit triste que cela n’ai pas « marché » ne mesure pas très bien l’impact que représente cette nouvelle pour la future maman et ne trouve que des mots banals et parfois blessants tels que  "ça marchera la prochaine fois ! ",  "c’était mieux comme ça ", "il n’y a pas de hasard", " c'est pas comme si tu n'avais pas déjà un enfant"… 
J’ai même déjà entendu une psy dire à une patiente qui allait subir un curetage : " C’est peut-être que vous n’étiez pas prête ! ", et à son réveil en salle de réveil, cette même patiente entendre le personnel hospitalier regarder un catalogue de puériculture et échanger sur les choix d'une collègue future maman... 
Car le problème est bien là, les femmes ayant vécu une fausse couche sont isolées de toutes parts car alors qu'elles viennent de perdre la chose la plus importante pour elles, l'entourage proche ou médical voit ça comme un simple accident de parcours, banal et pas très grave, qui est arrivé pour le bien de la femme enceinte et beaucoup minimisent l’impact psychologique que cela peut avoir et ne comprennent pas pourquoi plusieurs mois après la femme peut –être toujours dépressive…
Et comme les gens oublient vite, il est courant qu’ils vous disent seulement  quelques semaines après votre fausse couche : "il faudrait lui faire un petit frère", "quand est ce que vous nous faites un beau bébé", " vous aussi il faudrait vous y mettre"…


Double peine...
 

Mais autre chose m’a choqué et qui revient souvent dans les discussions sur les forums est le fait que l’état dans lesquel a mis ces femmes la fausse couche, les fait souvent passé pour folles, exagérant la situation… les proches conseillent alors souvent avec insistance d’aller voir un psy, mais en réalité, ces femmes ont juste besoin de faire le deuil de ce bébé qui ne verra jamais le jour.
Elles peuvent être même vues comme jalouses ou méchantes lorsqu’un de leur proche leur annonce une grossesse ou une naissance… 

Ne doutez pas que ces femmes sont les premières à se réjouir pour leurs amis, famille, collègues  car malgré l’épreuve qu’elles ont connu elles restent sincères envers leurs proches même si elles ont parfois le sentiment qu’ils s’éloignent d’elles … De même, elles sont bien souvent conscientes que cette fausse couche est leur propre histoire, leur propre vécu et expérience... Et elles ne mélangent donc pas et cela consciemment leur histoire et celles de leurs proches.

L'explication est simplement que ce type de situation les met mal à l'aise et fait remonter des angoisses et les mauvais souvenirs : une visite à la maternité, l’achat de cadeaux dans un magasin pour enfant, la vue de la liste de cadeaux de naissance, un ventre rond, les dates clés (échos, naissance, fêtes de famille) ect. 
Car tout leur rappellent, à elles qui ne pourront plus jamais envisager leur maternité de façon sereine et épanouie, qu’elle aussi aurait du partager ce moment avec leurs proches, leur présenter son enfant, faire les mêmes boutiques…et en plus du deuil de son propre enfant, elle doit également faire le deuil de tout ce que celui-ci ne pourra pas partager avec celui du proche.


Et une double peine qui fera que si elle a de nouveau la chance d'être enceinte, chaque visite médicale sera vécue avec angoisse, elle ne pourra s'attacher à ce petit être qui grandit en elle qu'au moment où elle le tiendra dans les bras, chaque petit maux de grossesse lui fera peur, les jours où elle ne sentira pas son enfant bouger elle pensera à la mort de ce petit... bref, tous ces bonheurs de grossesse que les femmes victimes de fausse couche ne connaîtront jamais.

Sources : www.moitoutetrien.wordpress.com/
La place au silence et au repli sur soi.

Mais celles qui sont mamans , savent que l’on est maman bien avant la naissance de nos enfants… Dès ce petit + sur le test de grossesse, dès les premiers symptômes… On se projette, on imagine ce petit être, tout l’amour qu’on lui donnera! 
Mais on vole à ces femmes tout cela en quelques secondes, elles ne connaitront jamais leur bébé, son visage, ses rires, ses pleurs, ne pourront peut-être pas lui donner un nom ou l’enterrer (s’il est né avant  5 mois de grossesses)…

Devant l'incompréhension de leurs proches, beaucoup se réfugient dans le silence, ne parlent pas à leur proche de la situation, font semblant que tout va bien, car elle savent que les propos qu’ils peuvent  tenir ne seront pas réconfortant et préfèrent parfois s’en remettre aux forums de discussions pour partager leurs sentiments avec des femmes dans le même cas.

Pourtant, la fausse couche n’est pas rare, ce n’est pas non plus la faute des femmes qui la vivent…Aucune femme ne peut être épargnée et je peux d’expérience vous dire que ce n’ai pas parce que vous avez vécu une 1ere grossesse parfaite, que ces accidents de la vie ne peuvent pas se produire une ou plusieurs fois pour d’autres grossesses ou même à la fin de cette grossesse parfaite… 
C’est un sujet qui mérite donc davantage de solidarité entre toutes les femmes, celles qui sont enceintes, mamans, ont vécu une fausse couche…


 Mieux comprendre pour mieux les aider.

Alors le message que je voudrais vous faire passer, c’est qu’il ne faut pas isoler ces femmes et que lorsque cela arrive à un de nos proches, il est de notre devoir d’être à leurs côtés.

Mais la question est de savoir comment ? Car il va vous falloir de la patience et beaucoup de psychologie...

Voici quelques clés qui pourront peut-être vous aider à mieux accompagner un de vos proches dans sa douleur : 

-       > Ne juger pas car comme dit plus haut, lorsque l’on n'a pas vécu soit même cette situation, il est difficile de comprendre

-     > Etre présent et à l’écoute, tout en respectant le silence et le deuil que souhaite parfois votre proche

-    > Ne pas  laisser votre amie seule : pendre régulièrement de ces nouvelles, prévoir des sorties pour lui changer les idées, l’inviter à prendre souvent le café… autant de petit moment qui la réconforteront et contribueront à surmonter cette épreuve

-    > Faire attention aux propos que vous pourriez avoir en sa présence… Car une phrase banale, une photo, pourra être jugée indélicate lorsqu’elle traite de la maternité car fait remonter de douloureux souvenirs…Des propos mesurés et réfléchis restent donc l’une des clés de l’amitié préservée.

-    > Relativiser les problèmes du quotidien, d’autant plus s’ils sont liés à la maternité, qui peuvent paraître dérisoire à la vue de la situation de votre amie qui ne pense pouvoir jamais être maman
.
      N’oublions pas non plus les conjoints qui eux aussi peuvent souffrir… 

Bref, j’espère que cet article vous aura fait un peu mieux comprendre les femmes qui vivent une fausse couche et aura pu vous faire prendre conscience de l’importance que votre présence représente pour elles… Alors s’il vous plait, encore une fois, ne les jugez pas et ne les abandonnez pas car elles ont besoin plus que tout de vous !

So.


8 janvier 2015

les pipelettes sont CHARLIE

Cet article contiendra peu de mots.... Il en existe pas pour décrire cet événement...

Je vous propose donc des images...

http://www.marianne.net/photo/art/default/803913-964337.jpghttp://beta.images.theglobeandmail.com/static/world/charlie_hebdo/kissing_hebdo.jpg


Merci à CHARLIE pour nous avoir appris à rire de tout, nous vous soutenons et nous espérons encore vous lire pendant longtemps

http://www.benjaminkanarekblog.com/wp-content/uploads/2015/01/JeSuis2.jpg

Lien facebook solidaire
https://www.facebook.com/pages/Je-suis-Charlie-Charlie-Hebdo/407528796073064

Reine

14 octobre 2014

Soutenons Octobre Rose!


Aujourd'hui, les Pipelettes s'engagent pour rappeler à tous et à toutes que la vigilance et la solidarité, l'information et la prévention sont les meilleurs armes contre cette maladie qui peut toucher n'importe quelle femme!


Que fait une future maman en congés mat' le matin, elle regarde les maternelles sur France 5. Ce Lundi 13 octobre 2014, les maternelles ont profité d'une chronique pour parler du cancer d'une façon originale à travers différents clips que je vous encourage à visionner. Les liens sont disponibles sur le site des maternelles


Cette chronique m'a rappelé qu'il était temps de parler d'octobre Rose dans le blog des Pipelettes. On a tous, malheureusement une connaissance atteinte du Cancer du sein.

http://www.saintry-sur-seine.fr/wp-content/uploads/2014/09/affiche-octobre-rose-353x500.jpg
Source : http://www.saintry-sur-seine.fr
                                                        

Le mois d'octobre est comme chaque année l'occasion de faire campagne! Il s'agit de la 21e année consécutive en France, de la campagne de lutte contre le cancer du sein, organisée par l'association « Les Cancers du sein, Parlons en! ».
Il s'agit de l'initiative d'Evelyn H. Lauder. Elle a imaginé l'opération ruban rose il y a plus de 20 ans aux Etats Unis. L'objectif est de se mobiliser pour un dépistage précoce et de soutenir la recherche!

Il faut rester mobiliser, en 2012, 48 763 (chiffre de l'institut national du cancer) nouveaux cas ont été relevés. Le cancer du sein frappe toujours lourdement!! Aujourd'hui les progrès sont constants, la qualité des soins permet aussi de ne sacrifier ni sa féminité ni sa sa qualité de vie grâce à la recherche, l'accompagnement des équipes médicales et l'information et la prévention sur cette maladie. Aujourd'hui, l'enjeu est de personnaliser au maximum le programme thérapeutique au regard du cancer de chacune! Il est en effet important de prendre en compte les forces et les fragilités de chacune de ses femmes.

Source : http://www.femmeactuelle.fr


Carnet d'adresse et d'information :
*Cancer info : 08 10 81 08 21 (0,04euros/min)
*Europa Donna : http://radio.curie.fr.
*« Rose Magazine » : www.rosemagazine.fr
Sur ce site, du 1er au 15 novembre, vous pouvez poser vos questions directement à un médecin cancérologue.
*Les seintinelles : https://www.seintinelles.com/
Sur ce site vous pouvez participer à différentes actions et notamment à une étude cancer et travail en répondant à deux questionnaires en ligne

Reine

20 février 2014

Sauvons la Picardie en compagnie de « Denis le Picard »

Picarde depuis peu, mais ancienne cousine de cette contrée (venant du nord, je ne peux échapper à la comparaison), je n'ai pu échapper au phénomène qui fait le Buzz sur les réseaux sociaux (plus de 10 000 vues).

Je souhaite donc vous présenter Denis le Picard, bonnet noir visé sur la tête, bleu de travail et l'incontournable accent picard.
Visionnez sa video sur YouTube « Touche pas à ma Picardie »!
 http://www.youtube.com/watch?v=83u9IOrrlGA

Une idée originale pour faire connaître son opinion sur le débat politique actuel concernant la réduction des région et le démantèlement de la Picardie. Le comique Lory FERREIRA, originaire de Crépy en Valois, montre son attachement à sa région, il faut le dire comme la plupart d'entre nous!

Attention la France, la menace de la picardisation est à prendre au sérieux, certains agent sont déjà en place haut placé dans les médias et la politique : Jean Pierre PERNAUT, CAUET, Xavier BERTRAND et Eric WOERTH!

Reine

17 février 2014

Tous à poil! ou l'importance des livres pour enfants

Nos élus sont plein de surprises. La dernière en date, le pseudo débat autour du livre Tous à poil, semble beaucoup émouvoir la classe politique, comme si cet album était un pseudo 50 shades of Grey, mais version dark pour les bambins...

L'extrait en question démarre à 1:32. J'ai choisi cette intervention-ci car c'est la première
dont on a parlé,  j'aurais pu en mettre d'autre. Cela dit, l'expression indignée qui va avec A poil le PDG est drôle
(pourtant, ça a le mérite d'apprendre le mot PDG aux enfants...)

Ayant bossé dans une bibliothèque, et étant amoureuse des livres, j'ai envie de donner mon petit avis personnel, qui n'engage (et n'intéresse) que moi...

1. Donner le goût des livres
J'ai entendu un élu municipal dire : "De toute façon, c'est aux parents que revient le choix des livres empruntés par les enfants en bibliothèque. Dans la mienne, je mettrais ce type d'album en hauteur" (enfin, je n'ai plus l'expression exacte en tête, mais le sens y est).

Admettons que j'aille à la bibli et que je choisisse un livre pour vous. A moins de prendre le prochain tome de votre saga préférée, il y a de fortes chances que je tombe à côté. Pourquoi? Parce que les thèmes et les styles qui m'interpellent ne vont pas forcément aiguiser votre curiosité, et vous risquez de ne pas dépasser la 10ème page si mon choix est mauvais... Il y a presque de quoi dégoûter...

Pour les enfants, c'est pareil. Dans une bibliothèque, faut-il le rappeler, les albums jeunesse sont généralement dans des bacs, ou des étagères, à portée des enfants. Ils peuvent ainsi choisir ce qui les attire le plus. Les couleurs, les dessins, le titre, le format, peu importe la raison qui motive leur choix. Ce qui compte, c'est la liberté de pouvoir choisir, car elle fait ensuite place à la curiosité et à l'envie de lire le livre. Et c'est bien ça le but du jeu.
Il s'agit de donner aux enfants l'envie d'ouvrir un livre, de le lire, d'en connaitre l'histoire et d'aimer suffisamment ça pour recommencer avec un autre ouvrage. D'abord des albums, puis des contes, ou des BD, puis plus tard des romans jeunesse, et ainsi de suite.

Source image : Amazon
Je doute sérieusement que plaisir de lecture et choix limité (par l'organisation du lieu) fasse bon ménage...

2. Les enfants ne sont pas idiots
Bon, c'est vrai, parfois ils font des sacrées bêtises et on se demande ce qui leur passe par la tête. Mais à part ça... 
"A poil la maîtresse", fait surtout penser à "la maîtresse en maillot de bain". Aussi loin que je me souvienne, en CE2, quand on allait à la piscine, ça nous faisait bien marrer de voir la maîtresse en maillot de bain. Mais, pas de là à défier son autorité comme des petits fous fous de 8 - 9 ans...

De plus, dans les cours de récré, on en entend des vertes et des pas mûres. Les bouts de choux n'ont pas besoin de la bibliothèque pour apprendre des expressions plus ou moins limites (selon les sensibilités de chacun). Jouer la provoc' ou crâner parce qu'on a osé dire quelque chose de plus osé que les petits copains, ça a toujours existé. Et pas de besoin des livres pour ça! Ouvrez un magazine, allumer la télé, et vous verrez bien que la littérature jeunesse est loin d'être diabolique!!
Source image : Amazon
D'autant plus que les enfants, ça les intéresse! Quand je bossais en bibli, j'ai fait des ateliers avec des CM. Evidemment, les jolies histoires, ils s'en fichaient pas mal. J'avais complètement foiré une de mes interventions qui racontait une histoire façon kirikou, c'était trop bébé pour eux, ils ont décroché et c'est rapidement devenu la foire.
Alors, j'ai choisi de parler d'actualité. Quand on a abordé, grâce à des livres jeunesse exclusivement, l'apartheid, le travail des enfants, l'environnement, et même le conflit israelo-palestinien (véridique!), on n'en avait pas assez de l'heure pour discuter... En effet, la plupart d'entre eux avait vu les images des JT, mais sans comprendre entièrement le problème, et sans avoir quelqu'un pour en parler et désamorcer les images. Alors, lorsqu'ils ont pu s'exprimer, dire qu'ils avaient peur des "tirderoquette" (en un seul mot), le dialogue a pu s'instaurer. Il y avait des débats d'opinion entre eux, ils réagissaient, ils s'intéressaient, et ils étaient trop fiers de ne pas être considérés comme des petits!

De la même manière, les albums jeunesse permettent d'aborder des thèmes comme la famille, le travail, la politesse, l'autonomie,... la vie tout simplement, et d'expliquer tout ça à nos chères têtes blondes.

3. Un problème nouveau...???
Quand j'étais petite j'avais 2 livres préférés de chez préférés.
Le premier c'était Philibert. Je l'ai encore, et parfois même je le relis avec plaisir. C'est l'histoire d'un type qui sort d'un oeuf, vit avec un lion, se met en tête de sauver une princesse qui s'avère être une pimbêche, puis décide de vivre seul avec son lion, pour être plus tranquille... Cela n'a pas fait de moi une personne misanthrope ou sociopathe (je vous jure!).

Le second, c'était la Belle Lisse Poire du Prince de Motordu, où le protagoniste prend un mot pour un autre. Je n'ai pourtant pas de troubles de langage (je vous jure!).
Source image : Gallimard
Si j'aime ces livres, c'est pour leur histoire, pour les illustrations, et pour les personnages attachants. Il n'a rien à y voir d'autre.
Alors, s'il faut commencer à limiter l'accès à Caca Boudin ou à Je mangerais bien un enfant, je me demande ce qu'il faut faire des contes de fées...???

Car si vous voulez du gore, des morts, des monstres, des trucs qui font peur, demandez à Perrault et Compagnie. Des exemples? 
- Peau d'Ane : le roi veut épouser sa propre fille, qui doit s'habiller en peau de bête pour y échapper, 
- Le Petit Chaperon Rouge : le loup dévore tout ce qui bouge (et bien sûr, dévorer à un double sens), 
- Cendrillon : la belle-mère horrible, les belles-soeurs horribles, et le prince dans un bal qui a des allures de foires aux bestiaux,
- La Petite Sirène : la vraie, pas celle de Disney, mais celle meurt à cause d'une histoire d'amour, 
- et même Peter Pan : les enfants perdus (déjà, rien que ça : "perdus"), et leur lutte mortelle contre le Capitaine Crochet.
- etc, etc...

La littérature jeunesse  n'a jamais été toute rose et innocente. Il y a toujours eu des méchants, des gentils, des jolies histoires et des drames bien tristes. Mais elle est indispensable car elle a toujours permis aux enfants de développer leur imaginaire, de comprendre comment fonctionne le monde qui les entoure, et finalement, de grandir...



Cél